Man jumping out of smaller fishbowl Communication

Le monde est en transition. Energétique tout d’abord. C’est d’ailleurs l’objet du projet de loi porté par Ségolène Royal, ministre du développement durable dans l’objectif de favoriser la croissance verte. En pleins préparatifs du sommet de la COP 21, qui aura lieu en décembre 2015 à Paris, le gouvernement a raison de mettre au cœur de ses priorités cette transformation de notre système énergétique. Mais, ce n’est pas la seule. La transition numérique a également son importance. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’après sa loi pour la croissance et l’activité, Emmanuel Macron, ministre de l’économie, envisage une nouvelle loi sur les nouvelles technologies dont la finalité serait de faciliter la transition numérique de nos PME et ETI. Enfin, la transition démographique touche notre pays depuis déjà quelques années : la génération du baby-boom vieillit alors que notre taux de natalité reste stable, provoquant une inversion de la pyramide des âges et d’importants ajustements de notre politique sociale à mener.

Transition. Un mot que l’on entend déjà depuis un moment, mais dont apparemment on ne prendrait conscience que maintenant. En effet, les nouvelles technologies sont installées dans notre société depuis déjà une dizaine d’années tandis que le réchauffement climatique avait déjà été identifié comme le grand défi de notre planète. Le vieillissement de notre population, de la même manière, n’est pas une nouveauté. Et ce ne serait que le début de cette dynamique. Pourtant, si cela a mis tellement de temps à s’installer dans nos discours, nos lois et nos comportements, est-ce que cela veut dire que nous ne sommes pas encore prêts à changer ? Déjà, l’utilisation du mot “transition” n’est-elle pas la preuve que nous ne sommes pas psychologiquement en état de passer à un autre monde ?

En effet, prenons la définition du mot dans le Larousse : “Degré intermédiaire, passage progressif entre deux états, deux situations”. Nous ne serions donc que dans cette étape intermédiaire qui précède la France de demain. Nous préparons ce basculement, mais nous n’y sommes pas encore. Et les projets de loi qui sont en cours de préparation ou discussion ne sont que les bases pour nous permettre d’aller plus loin. Alors que le monde bouge à toute vitesse, dans une dimension de globalisation étourdissante, pouvons-nous permettre encore d’être dans la transition ? Pourquoi ne pas parler plutôt de “futur énergétique” ou de d’”entreprises numériques”, ou encore de “démographie actuelle” tant c’est une réalité, et non pas une prévision !

Le choix des mots est toujours révélateur d’un état d’esprit. Celui de nos dirigeants, voire même de nos leaders d’opinion, journalistes en tête, serait – non pas qu’ils sont rétifs au changement, ce serait un raccourci inexact – mais lent à accepter que les choses évoluent, parfois rapidement, et qu’il faut s’adapter. L’utilisation tellement fréquente du mot “transition” est justement révélatrice de cela. Et encore, certains aspects des textes de lois qui portent cette thématique suscitent de vives discussions au Parlement sur l’ampleur que devrait prendre cette étape intermédiaire menant au changement. D’ailleurs, on sent une différence de vocabulaire par rapport au monde des entreprises, qui préfèrent parler de “transformation” ! Elles, sont directement dans la réalité et le concret.

Il n’y a plus de débat, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de notre humanité. Privilégions donc plutôt des mots qui induisent l’action comme “transformation” pour se donner de l’ambition face aux grands enjeux d’aujourd’hui et de demain, plutôt que des mots passifs qui connotent un constat, déjà connu de tous, comme “changement”, ou ce fameux “transition” qui nous installe dans un entre-deux qui dure.

C’est d’ailleurs ces transformations qu’Equancy & Co accompagne pour le compte de ses clients. Quand le rapport au travail se transforme au sein d’une entreprise sous l’effet des technologies, nous réinventons la communication interne. Quand l’organisation d’une structure évolue à la suite d’un virage stratégique, nous faisons la pédagogie de ce changement. Quand une entreprise bascule dans le digital, nous valorisons les nouvelles compétences acquises auprès de ses parties prenantes. Quand la transformation environnementale devient une priorité pour un client, nous contribuons à faire évoluer la maturité de son écosystème. La communication corporate, notre métier, est au cœur des transformations.


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Ziad Gebran

Ziad Gebran est directeur de clientèle chez Equancy depuis novembre 2014. Avec plus de 9 ans d'expérience, aussi bien en agence que chez l’annonceur, il travaille sur l'ensemble des aspects de la communication, du conseil stratégique à la mise en place d’outils opérationnels en passant par l’accompagnement de dirigeants, notamment sur des problématiques publiques ou liées à l’intérêt général. A travers les différentes missions qu’il a conduites, il a développé un fort intérêt pour sujets numériques et liés à la transformation digitale des organisations. Il contribue régulièrement sur ses centres d’intérêts à la revue Esprit Critique (Fondation Jean-Jaurès) ou à la publication trimestrielle, le Panorama des idées (Lemieux Editeur), en parallèle d’un blog sur la communication politique qu’il tient depuis 2012 (www.chroniqueduquinquennat.com).

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